Il aura fallu cinq ans à Sven Bodenmüller pour publier son deuxième roman intitulé Celle qui demeure, qui n’aurait jamais vu le jour sans la collaboration de son collectif de Greny. Un groupe de huit personnes a fourni la matière romanesque lors d’échanges réguliers: vingt-neuf réunions formelles – traduites par vingt-neuf procès-verbaux, quarante-huit textes signés par les membres et une vingtaine d’exercices d’écriture ont rythmé l’ouverture des rencontres. Mais cette aventure littéraire représente bien plus que des chiffres. Ce sont des moments de partage, agrémentés de longues discussions enflammées, épiques, digressives, durant lesquelles chacun passait le texte qu’il découvrait au crible de sa subjectivité.



